L’école

par | Août 8, 2020

Encore tellement de préjugés

  • Etre surdoué, c’est avoir de la facilité
  • Etre surdoué, c’est être victime à tout coup de son environnement
  • Etre surdoué, c’est déjà avoir plus de…

Un des grands enjeux autour des enfants et adolescents à hauts potentiels est de saisir leurs besoins réels à l’école.

Vivre son potentiel, c’est accepter de s’ouvrir à soi-même. Nous sommes tous différents, en cela chaque enfant, adolescent, adulte, va développer sa manière de faire: Toutes seront uniques.

Le Collectif propose et soutient une vision qui s’ouvre et accueille l’idée de potentiels multiples et non stigmatisés dans une lecture uniquement cognitive.

Hauts potentiels de la tête aux pieds; nombre de difficultés cognitives peuvent venir de l’ancrage que les pieds ne peuvent trouver.

L’école a mal à son image. Elle peine à trouver des solutions efficaces au milieu des réformes.

La vie est un mystère qu’il faut vivre,
et non un problème à résoudre.

Gandhi

L’école, en tant que système, n’a pas encore trouvé dans le canton de Neuchâtel un moyen d’intégrer durablement et de manière équitable les enfants à HP dans le cursus ordinaire.

A sa décharge, il n’y a pas deux situations semblables : Le phénomène HP n’étant pas une pathologie, il n’y a pas de «prise en charge» lambda pour ces enfants.

Un arrêté cependant peut répondre au besoin de l’enfant à HP : l’arrêté BEP

Bien des questionnement se posent au cours de la scolarisation : Ses comportements avec ses pairs, les prof…. saut de classe ? ennui ? les devoirs…..j’en passe et des meilleures

Avant de ce précipiter sur des solutions toutes faites, il est essentiel de prendre du recul et d’analyser la situation le plus objectivement possible.

L’école est en constante mutation, depuis sa création…

Le canton de Neuchatel propose une aide d’accompagnement “globale” du système en regard d’un fonctionnement à HP.

Pas rien, tout en étant pas grand chose… le système, de part son fonctionnement normatif, a du mal avec une certaine catégorie d’élèves à HP…

Plus de renseignement : ici

Gandhi

La règle d’or de la conduite est la tolérance mutuelle, car nous ne penserons jamais tous de la même façon, nous ne verrons qu’une partie de la vérité et sous des angles différents.

Comment faire la différence entre une attitude liée à une bonne adaptation ou au contraire à de la suradaptation chez une personne à HP ?

Tout commence dans l ‘enfance, une fois de plus…
La personne à HP est très en lien avec son environnement de part son «câblage» neurologique qui la rend ouverte, curieuse, avide de tout, sans protection. Lorsque la sensibilité et les capacités de l’enfant sont reconnues et qu’il est accompagné dans sa construction identitaire, l’enfant va développer une conscience de lui-même qui est en adéquation avec ce qu’il ressent.
Ce n’est pas toujours facile pour autant, par contre cela lui permet de se reconnaître comme existant et d’aller explorer la vie réelle, concrète.

Par contre si, pour diverses raisons, il ne peut pas s’appuyer sur ses sensations et les retours qui lui sont faits :
L’enfant va être bloqué dans sa capacité d’être dans le concret et peiner à explorer.

C’est toujours une aventure intime que d’oser imaginer, percevoir, concevoir et finalement vivre une expérience.

D’ici qu’un enfant ose… il peut y avoir un gouffre qui lui semble infranchissable…

Ce sont les prémices de ce qui peut générer une attitude exprimée par de la suradaptation.

JE SENS BIEN QUE MON ENFANT S’ADAPTE MAIS… ?
Que faire de ma sensation de malaise, il me semble que cela ne va pas aussi bien que cela. Faut-il faire quelque chose ?  et si oui quoi  ?

Il est important de répondre à votre sensation de malaise. N’hésitez pas a faire appel à professionnel de l’école si vous avez une bonne relation ou au différentes associations.

C’est un lieu révélateur :

Se socialiser et communiquer avec l’environnement. L’enfant a besoin d’un environnement qui pense, et qui le pense, afin qu’il puisse se socialiser par de la communication : Exister aux yeux de l’autre !!!
La qualité de l’environnement est multiple :

  • l’enseignement en terme de « matériel d’apprentissage » est-il adapté ?
  • le type d’apprentissage tient-il compte des spécificités du fonctionnement HP ?
  • Mais aussi, est-ce que l’enseignant «pense» l’enfant à sa juste place?

Penser l’autre… c’est toute une histoire, surtout si l’autre échappe à l’entendement.
L’autre renvoie toujours à sa propre histoire… à chaque fois que nous «contactons» le monde, nous rencontrons un certain nombre de difficultés. Celles-ci vont soit se résoudre, soit former un «complexe», de cum en latin  «avec» et plecto «tourner, rouler, entrelacer, tresser» donc tresser ensemble, c’est-à-dire faire des nœuds, qui vont venir interférer dans la relation.
Accueillir un fonctionnement différent demande de l’adaptabilité qui parfois manque; c’est un des facteurs de la suradaptation.

L’enfant à HP va être confronté comme tout un chacun à des événements critiques qui vont «faire des nœuds».

A savoir que quand deux sacs de nœuds se rencontrent, en règle générale cela génère un surprenant chaos…

La composition d’un nœud dépend de deux éléments essentiels :

  • Des aptitudes : Elles sont directement liées aux «câblages» et vont s’exprimer au travers des domaines de compétence propres à chaque individu.
  • Des attitudes : Elles sont de deux ordres (schématiquement)
    • Libres de «nœuds»:  On peut dès lors parler de la nature de l’enfant.
    • Résultant des «nœuds» : On va parler de modes réactifs, qui peuvent être vécus et perçus autant positivement que négativement, on va parler du «caractère» de l’enfant.

Dans un mode de fonctionnement «sain», les nœuds (complexes) sont une richesse. Dans un mode de fonctionnement «bloqué», les complexes peuvent devenir de vrais empêcheurs de tourner en rond.

Les aptitudes, bien qu’ «indépendantes», sont liées dans leur développement au caractère de l’enfant ainsi qu’à son contexte de vie et aux besoins qui en découlent.

  • Besoin de réussir : SUR … Investissement, Adaptation, Émotion,
  • Besoin de contrôler : Effacement,  Inhibition / Insolence, Désespoir, Faire plaisir,
  • Capacité à faire face au stress : Histoire personnelle / Niveau d’intégration des réflexes archaïques /  Développement psychomoteur,
  • Niveau d’anxiété : Mélange des divers besoins,
  • Stratégie d’apprentissage : Connaissance de ses besoins, de sa façon de capter et de traiter l’information…

Aptitudes et attitudes sont le lit de la suradaptation. C’est un doux mélange entre les réponses émises par l’environnement et les réponses intérieures de l’enfant qui vont créer le terreau de la suradaptation.

L’école va solliciter l’enfant dans ses réponses…

J’en peux plus…..Rhaaa…. mais qu’est ce que je vais bien pouvoir faire « de lui »…

nous pouvons lui montrer que nous reconnaissons sa détresse et que nous avons besoin qu’il nous aide à comprendre ce qui lui arrive…..

Être bon, c’est être en harmonie avec soi-même.
La discorde, c’est d’être forcé d’être en harmonie avec les autres.
O. Wilde

Combien de mères ne se sont pas posé la question en recevant un «Xème» retour négatif de l’école ?

Bien que souvent les remarques soient adoucies… le couperet tombe toujours : Se prend pour le chef, fait la loi, ne termine pas ses devoirs, refuse de découper, fait le pitre… adorable et insupportable.

JE SAIS BIEN QUE MON ENFANT NE S’ADAPTE PAS MAIS…
Que faire de ma sensation de malaise, je vois bien que cela ne va pas… Faut-il faire quelque chose ? et si oui quoi ?

N’hésitez pas à faire appel à de l’aide, c’est important de ne pas rester seul et de se faire prendre au piège d’un sentiment d’impuissance. 

– Au sein de l’école, si vous avez un bon contact
– Avec les directions
– Avec le collectif ou tout autre association

 

 

1) TA : Troubles associés

  • Présente des troubles associés, un des terreaux de l’inadaptation,
  • Répond tout simplement à l’inadéquation du lien entre l’autre et lui.

Si, pour diverses raisons, l’enfant ne peut pas s’appuyer sur ses sensations et les retours qui lui sont faits, il va être bloqué dans sa capacité d’être dans le concret et peiner à explorer, soit en se sur-adaptant, soit en entrant dans une opposition massive qui, à la longue, peut se transformer en inadaptation.

Par son opposition, pour autant qu’il n’y ait pas de TA¹, l’enfant manifeste son refus de se conformer à une norme qui le malmène par trop. Il a besoin d’être respecté dans sa différence pour pouvoir intégrer des normes établies comme étant bonnes pour tous, y compris pour lui.

Souvent l’adulte n’a pas conscience d’en demander trop à l’enfant…

En lui demandant de se «conformer», il est demandé à l’enfant de modifier ce qu’il est «neurologiquement» pour correspondre à l’exigence. L’enfant va adopter toutes sortes de comportements qui sont liés davantage aux efforts qu’il fait  pour s’adapter qu’au fonctionnement HP en lui même.

A ce moment précis, la relation est prise au piège d’un cercle vicieux : Les attitudes sont inadéquates… on incite l’enfant à faire «des efforts» et on lui demande de modifier son comportement, ce qui a des effets sur… ces attitudes….